Le Chou-Rave

Publié le par Christian

Les moins jeunes d'entre nous l'ont découvert dans les années 60-70 commé étant l'un des personnages principaux d'une série de B-D créée par Mandrika,"Le concombre masqué".

















Le terme « chou-rave » est apparu dans la langue française en 1600. En latin, caulo-rapa veut dire « chou-navet », tandis que gongylodes signifie « genoux » par allusion au fait que la partie bulbeuse, qui repose sur le sol, donne l'impression que le plant est agenouillé. Dans certaines régions de France, on l'appelle « colrave » ou « chou pommé » et, pour le décrire botaniquement, on dira qu'il s'agit d'un tubercule aérien, le chou-rave n'étant pas à proprement parler une racine, mais plutôt un renflement de la tige.

Chez les Canadiens français, on emploie souvent « rabiole » pour désigner le chou-rave, mais comme ce terme s'applique aussi au chou-navet blanc, cela crée une certaine confusionA peu près à la même époque où l'on « créait » le chou pommé, au premier siècle de notre ère, on s'intéressait, dans une région proche de ce qui est aujourd'hui l'Allemagne, aux plants de borécole possédant de courtes tiges renflées. À force de sélection, on finit par obtenir une tige de plus en plus renflée qui, au bout de quelques siècles, aboutit à la forme que nous lui connaissons aujourd'hui

Apprécié en Allemagne et dans le nord de l'Europe, le chou-rave est peu consommé en France et dans les autres pays de l'Europe de l'Ouest, où on le destine aux animaux d'élevage. Tout comme le topinambour, le rutabaga et le navet, il a subi, lors de la dernière guerre mondiale, les contrecoups d'une présence obligée dans l'alimentation de tous les jours, si bien que nombre de personnes refusent, encore aujourd'hui, de le consommer. En Amérique du Nord, malgré de timides efforts pour le faire connaître, il reste le parent pauvre de la grande famille des choux.
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Publié dans Le saviez-vous

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